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News Release

 

Les limiteurs de vitesse, l’élimination de la marche au ralenti et les enregistreurs de données électroniques sont prioritaires pour le nouveau président du Conseil de l’Alliance canadienne du camionnage.

 Claude Robert estime qu’il est temps de procéder à des changements majeurs

(Ottawa, le 1 mai, 2006). Suite au décès tragique et soudain de M. John Cyopeck, l’Alliance canadienne du camionnage vient de nommer son nouveau président du Conseil. Claude Robert, président du conseil du Groupe Robert (Boucherville, Qc) devient ainsi le nouveau président du conseil de l’Alliance.

Sans contredit l’un des leaders les plus énergiques et innovateurs de l’industrie, Claude Robert dit qu’il va poursuivre le travail entamé par M. Cyopeck et les autres anciens présidents du Conseil, dont Evan MacKinnon (MacKinnon Transport) et Allan Robison (Reimer Express), donc de « bâtir et établir une nouvelle culture dans l’industrie, le tout basé sur la nécessaire conformité avec les règles et les lois de l’industrie. »

 L’un des projets qu’il entend traiter en priorité sera d’encourager toutes les associations provinciales, sous l’égide de l’Alliance, de se mobiliser pour promouvoir sans relâche l’installation obligatoire de limiteurs de vitesse sur les camions.

 « Nous nous attendons à ce que le prix du baril du pétrole brut augmente à 75 $ -100 $ au cours des prochaines années. Donc tout le monde dans l’industrie devrait faire en sorte d’éliminer les vitesses excessives, de manière à favoriser l’économie de carburant », déclare M. Robert. « Il faut aussi tenir compte de l’état de notre économie, en perte de vitesse dans plusieurs régions du pays. Dans ce contexte, les importateurs et les exportateurs vont être de moins en moins enclins à payer les surcharges de carburant et l’industrie n’aura d’autre choix que d’améliorer encore plus son efficacité et sa productivité. »

« L’Association du camionnage de l‘Ontario a ouvert la porte sur des mesures destinées à faire économiser le carburant et a subi plusieurs critiques quant au projet de faire installer de façon obligatoire des limiteurs de vitesse sur les camions. J’ai l’intention de travailler avec toutes les associations provinciales, sous l’égide de l’Alliance, pour que les limiteurs de vitesse soient obligatoires partout au Canada », ajoute M. Robert, celui-ci démontrant par ailleurs fort peu de sympathie envers les opposants au projet.

« Leurs arguments ne tiennent pas la route », dit-il.

L’élimination de la marche au ralenti sera l’un des autres dossiers qu’entend piloter Claude Robert.

« Nous n’avons aucun pouvoir quant au coût d’un baril de pétrole brut. Par contre, il est tout de même possible de dégager des économies », dit-il en faisant référence à l’élimination des périodes de ralenti inutiles.

La conformité de l’industrie à l’égard des nouvelles heures de services constituera une autre priorité, ajoute M. Robert. (Il y a deux ans que l’Alliance a adopté la politique visant à supporter l’introduction obligatoire des enregistreurs de données électroniques dans les camions afin de gérer plus efficacement la conformité avec les exigences de la réglementation sur les heures de service.)

« Les ‘log books’ en papier ne marchent pas », soutient M. Robert. « Il n’y a rien que vous puissiez faire à l’intérieur de votre entreprise qui permettra d’éliminer le problème des opérations illégales. Il va falloir que l’industrie dans son ensemble se conforme aux réglementations sur les heures de service. Sinon, quelques compagnies et camionneurs délinquants continueront d’opérer dans l’illégalité et nous n’obtiendrons jamais les tarifs que nous voulons obtenir et, par conséquent, il nous sera de plus en plus difficile de rémunérer correctement nos chauffeurs et d’attirer des gens de qualité pour qu’ils viennent travailler dans notre industrie, des gens dont nous aurons grandement besoin dans le futur. »

Si tous les transporteurs réalisaient les risques inhérents à la non-conformité aux réglementations (les primes d’assurances et les responsabilités augmentent) ils se joindraient à l’Alliance pour exiger du gouvernement qu’il fasse appliquer les règles de façon plus stricte.

Quant aux importateurs et exportateurs, ils doivent s’attendre à ce que l’Alliance continue d’exiger qu’ils prennent leurs responsabilités à l’égard des questions de sécurité et qu’ils paient à leurs transporteurs les tarifs et les surcharges qui reflètent le coût des services qu’ils reçoivent.

« Il est injuste que la totalité de la responsabilité de la conformité avec la norme nord-américaine d’arrimage des charges soit mise sur les épaules des transporteurs, alors que nous sommes rarement responsables du chargement des remorques », indique M. Robert. « Et avec toutes les nouvelles exigences douanières aux États-Unis, les transporteurs s’acquittent de plus en plus de tâches qui sont en fait celles des importateurs et exportateurs. Nous devrions être payés davantage pour cette surcharge de travail. »

Monsieur Robert dit qu’il a aussi l’intention de promouvoir l’harmonisation des règles provinciales, par exemple les règles sur le poids maximal permis avec l’utilisation de pneus simples à bande large. « Peut-être arriverons-nous à unifier le pays, ne serait-ce qu’au niveau de l’industrie du camionnage », conclut-il.

Si ses objectifs peuvent paraître ambitieux, il ne faudrait cependant pas sous-estimer la capacité de Claude Robert de les atteindre. Ses forces et ses grandes qualités de leadership ont déjà démontré qu’il était en mesure de faire face aux situations les plus problématiques.

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